Ampère e+ : Siège social de Sogeprom, réhabilitation de 15 000 m²
Courbevoie (92)

Certification BREEAM : Very Good
Certification HQE : Niveau Excellent
BBC Effinergie Rénovation
Démarche d'économie circulaire et label « Cradle-2-Cradle (C2C) inspired building »
Double Certification bien-être : WELL Core and Shell et WELL Interiors

MAÎTRISE D'OUVRAGE
SOGEPROM
Investisseur : PRIMONIAL

MAÎTRISE D'OEUVRE
architectes : Ateliers 2/3/4/
Jean MAS, architecte, associé
Faisabilité : Réda MAZOUZ (directeur de projet), Gabriel GARCIA, Adrien PETIT
Etudes : Fabienne GARRIGUES (Directrice de projet), Orion ANGLADE, Olivier JACQUES, Gabriel GARCIA, Alice HEANEY.
Chantier : Fabienne GARRIGUES (Directrice de projet), Manuel AFSAR (Assistant de projet)

Paysagiste : Ateliers 2/3/4/
Agate Mordka, directrice du pôle paysage.

BET fluides : INEX
BET structure : SCYNA4
BET façade : ARCORA
BET environnement : ETAMINE
Acousticien : PEUTZ
Economiste : GVI
BET VRD : Infra Services
Bureau de Contrôle : SOCOTEC
Coordonnateur SPS : Société SSC
Coordonnateur SSI : Batiss
Maitrise d’œuvre d’exécution : SCO

PROGRAMME
Réhabilitation d’un immeuble de bureaux de 15 000 m² avec création d'un hall d'entrée pour le compte de SOGEPROM

SURFACE
SDP : 14 891 m²

CALENDRIER
Faisabilité : juin 2013
PCM : avril 2016
Livraison  : décembre 2016

COUT
28.5 M€

Innovations technologiques et écologiques

Ampère e+ est équipé d'un système LIFI haut débit, technologie innovante et écologique d'accès à internet, qui utilise la lumière LED modulée pour transmettre de l'information (vidéo, lson, géolocalisation) jusqu'à un récepteur dédié qui la décode sur ordinateur, tablette ou smartphone.

Un système de purification d’air par bio-organismes développé par la start-up BioOrg, “l’Ascenseur Otis ReGen” qui réduit jusqu’à 75 % la consommation d’énergie des ascenseurs en récupérant l’énergie générée par les cabines en descente, le “B4B” (“Batterie For Building”) qui crée au sein de l’immeuble un réservoir d’énergie en réemployant d’anciennes batteries de voitures électriques ou encore le LiFi (Light Fidelity) qui permet une communication haut débit à internet par l’intermédiaire des ondes lumineuses des lampes du plafond.

Photos : ©Charly Broyez, juillet 2017

Le bâtiment existant présente une façade typique de l’architecture des tours de bureaux des années 1980 :
– Un rapport au sol peu satisfaisant.
– Une répétition exacerbée d’un étage type, d’une fenêtre type.
– Une façade simple et lisse
– Un certain autisme à son contexte
Le bâtiment s’est voulu tour, il n’en est rien. Sa faible hauteur ne lui a pas permis de rivaliser avec ses consœurs toutes proches. Sa situation, finalement en bordure de la dalle de La Défense, le fait plus appartenir à la ville « domestique » et ses codes. Il doit renoncer à son statut d’objet solitaire.
Le projet tente de remédier à ces disfonctionnements :
– Faire appartenir Ampère e+ au système urbain de la ville de Courbevoie
– Accompagner la mutation du boulevard Circulaire en boulevard Urbain.
– Structurer et hiérarchiser le bâtiment existant, le rendre intelligible et attentif à son contexte urbain.

Ancrer le bâtiment dans la ville
Qualifier les points de contacts du bâtiment avec le sol et la ville.

Le projet commence par la création d’un volume complémentaire à RDC. Il vient reconstituer la figure unitaire du triangle rectangle isocèle qui est à la base de la composition des volumes sur la parcelle. Ce modeste volume permet d’unifier le RDC et supprime l’introversion suscitée par l’angle « rentrant » du bâtiment en équerre. Le bâtiment « rayonne » sur son environnement.
L’entrée actuelle du bâtiment est invisible depuis la rue, il semble aujourd’hui inaccessible. Le renversement de l’entrée s’est imposé. Le nouveau volume accueille une entrée totalement repensée et repositionnée côté rue Henri Regnault au Nord. L’entrée est alors mise en scène sur l’espace public et le bâtiment regagne en urbanité.
Dans le même objectif d’urbanité, les espaces « verts » sont remaniés pour être perceptibles depuis la rue. Leurs usages sont redéfinis. Au Nord, ils accompagnent la dilatation de l’entrée vers le niveau R-1 où le pôle de réunion, la cafétéria et sa terrasse sont positionnés. À Est, un travail fin sur la topographie permet de remettre pratiquement de plain-pied, la parcelle et le boulevard Circulaire. La façade Est n’est plus une façade arrière, elle entretient de nouveau, des relations fonctionnelles, urbaines, avec un boulevard Circulaire en pleine mutation.

Changer l’échelle
Un nouvel ordre horizontal se substitue à l’empilement « sans fin » de niveaux.

La façade du RDC est mise en retrait pour faire réapparaitre la structure porteuse et identifier un volume « soulevé », le corps du bâtiment. Nous avons choisi de structurer ce corps selon un ordre horizontal explicite qui le décompose en trois strates superposées de 3 niveaux. Cet ordre supprime la perception d’un empilement sans fin de niveau, le bâtiment change d’échelle.

Creuser
Aspérité, ombre, transparence.

Souvent exclu de la typologie classique des bâtiments de bureaux, nous avons choisi d’insérer des aspérités, des lieux appropriables supports d’autres usages. Il s’agit de trois loges creusées dans l’ordre horizontal mis en place. Elles accueillent trois jardins suspendus qui redéfinissent d’une part, l’échelle urbaine du bâtiment, et d’autre part introduisent une échelle intermédiaire dans le bâtiment lui-même. Les Jardins suspendus deviennent un symbole de l’engagement urbain du bâtiment.
En vis-à-vis de chacun de ces jardins suspendus, et tous les usages associés possible, des « salons » intérieurs double hauteur permettent de fabriquer une transparence bienvenue dans l’épaisseur du bâtiment et la profondeur de la parcelle.

Mettre en mouvement
Les jardins suspendus présentent un léger décalage les uns par rapport aux autres accentuant l’autonomie des trois strates horizontales.

Cette mise en mouvement dialogue avec le caractère dynamique du boulevard Circulaire et fabrique un signal subtil sur les rues de Belfort et Carnot adjacentes

Le rapport au ciel, retrouver l’horizon
Investir la toiture et qualifier le rapport du bâtiment avec le ciel et l’horizon.
Le travail sur le rapport au sol du bâtiment se poursuit également en toiture, il s’agit de « finir » le bâtiment. Malgré la faible hauteur du bâtiment (par rapport aux tours environnantes), la terrasse dispose d’un panorama remarquable en direction de la forêt domaniale de Montmorency (Nord / Est). Cette situation se prête à la création d’une terrasse / jardin accessible. Le projet prévoit donc l’aménagement d’une mezzanine sur le R+9, de plain-pied avec la terrasse / jardin créée. Cet aménagement, et l’usage associé, est garant d’un traitement qualitatif pérenne de la toiture visible depuis les tours environnantes. Par ailleurs, les équipements techniques nécessaires au fonctionnement du bâtiment sont regroupés dans un enclos technique couvert d’un pare-vue côté Sud.


plan du rez-de-chaussée


plan du rez-de-jardin