Trilogie
201 housing units
Asnières-sur-Seine

Sustainable development
Certification « NF Logement démarche HQE »

CLIENT
Emerige + Vinci Immobilier

DESIGN TEAM
Architect : Ateliers 2/3/4/ (Jean MAS)
Team 2/3/4/ : Réda Mazouz, Louis Gilbert, Noémie Taquet, Gabriel Cournarie, Gabriel Garcia, Daphné Kerebel, Sylvain Rauzier, Anne-Lise Verlyck,
Landscape designer : David BESSON GIRARD
Engineering : CET/SERO
Execution : E-GET
BET chantier : P2 INGENIERIE (VISA techniques)
Constructor : SICRA

PROJECT BRIEF
201 housing units

Floor Area
13 650 m²

SCHEDULE
Completion 2019

Contract Sum: : 23M€ excl.VAT

images ©Ateliers234




Le site du lot D des Hauts d’Asnières, longue lanière (presque 200m) nord-sud prise entre deux étendues urbaines vides significatives (un cimetière/ un stade) porte en lui-même la question de la profondeur.
Au-delà des ambitions et des qualités du projet à l’échelle proche, le recul fabriqué par ces deux étendues urbaines vides, fixe une exigence forte vis-à-vis de sa perception depuis des horizons plus lointains. Ce rapport au site, à la « géographie », introduit le concept de « paysage urbain ».
L’expérience et l’analyse du contexte révèle les principes d’un territoire où des formes urbaines hétérogènes (pavillonnaire, grands ensembles horizontaux, plots verticaux isolés) sont, soit juxtaposées sans articulation, soit concentrées chacune dans une aire géographique différente. Il en résulte, dans la perception globale du contexte, un « paysage urbain » hétéroclite, désarticulé et un sentiment de répétition et de monotonie, généré notamment par l’échelle des « barres » des grands ensembles voisins.
Il nous est apparu indispensable, dans les hypothèses initiales du projet, de poser cette question de la profondeur. Un projet qui puisse en lui-même constituer un nouveau « paysage » pour ce site et en évitant soigneusement toute ségrégation que produirait un morphotype exclusif, homogène et répété (plusieurs « tours », par exemple)
Nous avons posé comme règle initiale que le projet articule, en lui-même, toutes les échelles historiquement constitutives du site (de la plus basse à la plus élevée) et qu’il constitue de la sorte la figure d’un paysage-relief (une colline / un sommet). Par son orientation ascendante sud-nord, le projet s’inscrit, à dessein, dans un travail sur la perception en profondeur (en profondeurs multiples) de ce Projet-Paysage.
Au-delà des perceptions lointaines en termes de « skyline », une telle nature de projet nous est apparue également favorable à échelle proche dans sa capacité à articuler, dans la profondeur, des parcours (piétons notamment), et les registres de hauteur, notamment dans la « séquence d’entrée » depuis l’avenue de la Redoute.
Une fois ce dispositif initial posé, il s’est naturellement accompagné d’un travail complémentaire sur une dualité constitutive de ce « grand édifice », dans une morphogénèse locale articulant les différentes échelles de hauteur et de profondeur sur deux « types » assemblés sur un principe généralisé de quinconce :
– Types posés / types soulevés
– Types alignés / types en retrait
– Types clairs / types foncés


plan du rdc

plan du r+2

plan de toiture


Au-delà des qualités de diversité que ce travail « duel » a offert, il a aussi permis de transformer un certain nombre de contraintes posées à l’origine, en qualités d’usage pour le projet. Le soulèvement des édifices clairs notamment, au-delà des transparences transversales (les percées Est/ouest) mises en place entre les deux étendues horizontales (très lumineuses) du cimetière et du stade, nous ont aussi permis non seulement d’y abriter ici de très beaux locaux vélos (protégés de la pluie, à niveau avec la rue, éclairés en lumière naturelle, et simplement enclos de grilles transparentes), mais ont aussi permis de réduire significativement l’emprise au sol du projet que le PPRI exigeait ici.
Toutes ces conditions essentielles du projet étant ainsi posées, il ne restait plus qu’à travailler sur les grandes qualités d’usages que nous souhaitions mettre en œuvre tant sur les logements eux-mêmes que sur les lieux de partage possible que le projet propose pour ses futurs habitants, comme sur les lieux de distribution divers en relation avec le sol public (parvis / lieu commun / jardins privés), mais aussi les distributions en étage avec en particulier la généralisation des paliers d’étage éclairés en lumière naturelle, bénéficiant eux-aussi de vues en profondeur sur le paysage alentour du site.
Cette exigence sur la lumière naturelle, par ailleurs, est inscrite partout dans le projet, que ce soit dans les « percées » lumineuses Est-ouest évoquées précédemment, ou encore dans le travail sur chacune des typologies de logement.
Ces qualités d’usage recherchées pour chaque logement ont aussi été traduites en termes de confort dans la grande générosité des terrasses extérieures, qu’elles soient filantes ou détachées, qui permettent toujours une appropriation qui transforme ces espaces en une pièce supplémentaire du logement, mais extérieure.