Pour être attirante, facile à vivre, la ville d’aujourd’hui doit se doter de deux qualités à priori contradictoires :

–   Offrir un espace ouvert pour organiser le mouvement et accueillir les infrastructures de transports répondant aux exigences de déplacements rapides.

–   Apporter de la densité pour contribuer à la nécessaire intensification des échanges humains qu’ils soient culturels ou commerciaux.

D’un côté l’espace ouvert ne doit pas être trop lâche, de l’autre la densité doit pouvoir être soupesée, selon qu’il est nécessaire d’affirmer une présence ou au contraire de la pondérer.

Si la fabrication de la ville relève d’un travail collectif avec en amont l’engagement des responsables politiques, des forces économiques, elle échoit aussi aux spécialistes de l’espace urbanistes, architectes et à leur savoir. Comment concevoir l’espace à la mesure de la densité d’activités que l’on veut y concentrer ? Comment capter l’énergie que procure la densité sans subir sa pression ?

C’est tout d’abord par une méditation sur la perméabilité résultant des combinatoires des deux grands archétypes de la composition architecturale « la cour et le pavillon » qu’Ateliers 2/3/4 a cherché à établir un lien entre « espace » et « densité ». (La « cour » par son introversion relie, elle est l’expression d’une communauté à la recherche de son harmonie, le « pavillon » par le détachement qu’il procure manifeste l’indépendance)